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Pour le ministre délégué français
à l'Industrie, les énergies renouvelables ne sont
qu'une partie de la solution au réchauffement climatique
et serait préférable de développer en général
les énergies à faible teneur en carbone, dont le nucléaire.
Le problème central, "c'est le changement climatique",
a-t-il affirmé jeudi à Bruxelles en marge d'une réunion
des ministres européens chargés de l'Energie.
"Si l'on veut être efficace sur le changement climatique,
le seul critère qui compte, c'est la réduction du
pourcentage de CO2. Il faut un objectif sur les énergies
à faible teneur en carbone", a-t-il poursuivi.
Après, "chaque pays peut le décliner comme il
le veut chez lui", a-t-il ajouté. "Les renouvelables
ne sont qu'une partie du problème".
Concrètement, la France prône un objectif global sur
la réduction des émissions de gaz à effet de
serre, mais souhaite que chaque Etat membre reste libre de décider
comment l'atteindre: grâce au nucléaire, encore loin
de faire l'unanimité en Europe, ou grâce aux énergies
renouvelables.
Le but serait d'arriver, pour la production d'énergie,
à un taux de 50% d'énergies à faible teneur
en carbone, a poursuivi M. Loos. La France est aujourd'hui à
46% - en grande majorité grâce au nucléaire
- pour une moyenne européenne de 21%, a-t-il ajouté.
Seuls quelques pays - Danemark, Suède, Allemagne, Belgique,
Pays-Bas notamment - se sont prononcés jeudi pour des objectifs
chiffrés et contraignants pour le développement des
énergies renouvelables, a indiqué une source européenne.
Berlin a même défendu un taux clair de 20% d'énergies
renouvelables d'ici à 2020.
La majorité des Etats membres ont préféré
défendre un objectif seulement "indicatif", a indiqué
la présidence finlandaise de l'UE dans un communiqué.
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