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SUISSE (ALLEMAGNE)
Le Temps, no. 2425
Economie, jeudi 1 décembre 2005
Le vent tombe brutalement pour les éoliennes en Allemagne
FISCALITE. Les investissements dans des secteurs dits exotiques, tels
les énergies alternatives ou le cinéma, ne bénéficient
plus de privilèges. L'industrie du vent était jusqu'ici
en pleine expansion.
Yves Petignat, Berlin
Pour le nouveau ministre des Finances allemand, Peer Steinbrück,
il y avait urgence à colmater les fuites fiscales. La première
décision du nouveau gouvernement de coalition, sous la direction
d'Angela Merkel, a donc été de tailler dans les privilèges
que constituaient les «fonds exotiques», les fonds de placement
sur des objets aussi divers que le cinéma, les médias, la
construction navale ou l'énergie éolienne, qui réjouissaient
les contribuables dotés d'un bon conseiller et de pas mal d'imagination.
Pour les énergies alternatives, et notamment l'industrie éolienne,
le souffle risque de tomber
L'industrie américaine du film appelait cela «stupid German
money», le stupide argent allemand, rappelle le quotidien alternatif
Tageszeitung. Des films comme Terminator 3 ou Le Seigneur des anneaux
ont été très largement financés par cette
forme d'épargne allemande. En réalité, les investisseurs
comptaient moins sur des placements rentables que sur la possibilité
laissée par le fisc de compenser les pertes dans ces secteurs par
des allégements fiscaux sur l'ensemble des revenus du contribuable.
L'effet levier n'était pas négligeable, selon un expert
fiscal berlinois, qui estime que, dans certains cas, cela équivalait
à une compensation allant jusqu'à 300% du capital investi.
D'autant plus que, dans le cas du cinéma, après quelques
années de pertes, on pouvait espérer aussi des retombées
importantes en cas de succès du film.
De la suppression de ces niches fiscales, l'Etat espère des rentrées
supplémentaires de l'ordre de 550 millions d'euros en 2006 et de
2 milliards en 2008. Quelque 370000 contribuables indépendants
profitaient de ces dispositions. Le problème est que le gouvernement
a introduit cette modification avec un effet rétroactif au 11 novembre,
ce qui, de l'avis du constitutionnaliste Hans-Joachim Beck, «est
très problématique du point de vue du droit constitutionnel».
Des centaines de millions d'euros en jeu
Comme les investisseurs s'attendaient depuis longtemps à cette
mesure et que la plupart des fonds avaient introduit des clauses de remboursement,
le gouvernement pourrait échapper aux plaintes.
Le colmatage fiscal était d'ailleurs à l'ordre du jour du
gouvernement de Gerhard Schröder depuis des mois. Mais la décision
se heurtait à un veto du ministre de l'Environnement Jürgen
Trittin, qui voulait protéger l'énergie éolienne.
Même si l'industrie du vent ne constituait qu'à peine 2%
des parts de marché des fonds de placement, soit une centaine de
millions d'euros pour le premier semestre de cette année, ce secteur
était en pleine expansion.
Les deux gouvernements, celui de Gerhard Schröder comme l'actuelle
coalition noire-rouge, se sont donné pour ambition de couvrir 20%
des besoins en énergie, d'ici à 2020, par des énergies
renouvelables. Le parc éolien, qui, avec 16000 installations, est
le plus important d'Europe après celui du Danemark, est son atout
majeur. Les éoliennes fournissent aujourd'hui 5,5% du courant électrique,
l'équivalent de la consommation de 8 millions de foyers allemands.
La branche comptait pouvoir passer de 17000 mégawatts installés
à plus de 20000 d'ici à deux ans.
Mais, pour cela, elle comptait sur le coup de pouce des fonds «d'épargne
fiscale», comme on les appelle sans détour. Aujourd'hui,
se plaint le président de l'industrie éolienne, Peter Ahmels,
«ce sont plusieurs centaines de millions d'euros d'investissement
qui feront défaut»
La défiscalisation des fonds éoliens est une excellente
nouvelle. C'est à cause de cette défiscalisation que tous
les gens qui avaient de l'argent à placer le mettait dans des "fonds
éoliens" qui poussaient de façon outrancière
à la construction de centrales. Et comme l'explique l'article de
DER SPIEGEL qui est sur le site, cela sentait bon la corruption et le
traffic d'influence. De plus la loi léonin sur l'éolien
permet à toute centrale éolienne d'obtenir un raccordement
prioritaire au réseau quelque soit la capacité physiqued'accepter
ces injections (et les régulateurs de s'arracher les cheveux).
Malheureusement cela risque d'entrainer une pression encore plus forte
en France.
Le gouvernement français ferait bien d'arrêter de faire payer
aux usagers d'EDF le développement de l'éolien industriel
qui pénalise la balance des paiements, la croissance et le déficit.
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Ouest-France
Bretagne, samedi 3 décembre 2005, p. 7
Finistère
Deux jours après la réunion du comité de pilotage
Éoliennes : les riverains réagissent
Plusieurs associations de riverains réagissent après la
réunion du comité de pilotage éolien à la
préfecture. Elles réclament davantage de concertation et
une meilleure prise en compte des nuisances.
« Nous ne sommes pas contre l'éolien. Ce que nous voulons,
c'est que les riverains soient respectés. » Bernard Le Borgne,
vice-président de l'association Les Abers (qui ne fait pas partie
de VDC), réagit après la réunion du comité
de suivi éolien mercredi à la préfecture. A ses côtés,
Guy Salaün, trésorier de l'association des riverains du parc
éolien de Ploumoguer. « J'habite à moins de 500 mètres
du site et je souffre au quotidien de nombreux désagréments
: agressions visuelles à cause des rotations, effets stroboscopiques,
tapage nocturne et diurne, mauvaise réception télévisuelle,
dévaluation immobilière... Je ne trouve pas normal que ces
machines soient si proches de ma maison. Je ne vais plus dans mon jardin.
» Cet habitant a porté plainte. « Mes démarches
n'ont rien donné. J'attends depuis un an la visite des services
de l'État. »
L'association pour la protection des sites des Abers (Apsa), également
présente au comité de suivi, réclame « un zonage
concerté afin de respecter les habitants et éviter le mitage
des paysages ». Jean-Pierre Le Gorgeux, vice-président est
à l'origine de la charte éolienne au niveau départemental.
« Dans d'autres départements comme en Charente-Maritime,
on interdit l'installation d'une éolienne à moins de 900
m des habitations. Pourquoi ne le fait-on pas dans le pays de Brest ?
Par ailleurs, si on continue à nous refuser l'accès aux
informations liées à la mise en place du schéma communautaire,
nous nous opposerons aux projets futurs. »
Les associations sont déterminées à utiliser toutes
les voies du droit pour faire entendre leur voix. Elles demandent au préfet
d'élargir les compétences du comité de pilotage éolien
à d'autres énergies renouvelables comme le bois ou l'énergie
solaire. Les représentants des riverains réclament également
davantage de concertation avec les élus et les autorités
concernées.« L'objectif fixé par la Région
est la production de 1 000 MW en Bretagne. Qu'est-ce qui justifie une
telle puissance ?, demande Bernard Le Borgne. Nous voulons ramener les
fonctionnaires à la raison. Pourquoi veulent-ils faire de l'éolien
là où il n'y a pas de place pour le faire ? Les autorités
affirment respecter la faune et l'environnement. Et les hommes dans tout
ça ? »
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Ouest-France
Pays de Loire, samedi 3 décembre 2005, p. 13
Maine-et-Loire; Cholet
Une réunion pour présenter le projet, jeudi soir, à
La Tourlandry
La Tourlandry, Coron : quatre éoliennes
D'ici deux ans, quatre éoliennes tourneront au-dessus de La Tourlandry
et de Coron. Jeudi soir, les habitants sont venus poser des questions
techniques aux représentants de l'entreprise qui va les installer.
Ils sont plutôt venus en curieux. Jeudi soir, à La Tourlandry,
une trentaine d'habitants de Coron et de La Tourlandry, sont venus s'informer
sur le projet d'implantation de quatre éoliennes sur les deux communes.
À l'invitation de la société Beuer Project, qui va
les installer, sur les lieux-dits la Chabosserie et la Galinderie (à
La Tourlandry) ; la Baronnie et les Gaillarderies (à Coron).
Chacune de ces éoliennes produira 2,5 mégawatts. Le total
fournit l'équivalent d'une commune de 3 000 foyers, plus les industriels.
Au départ, le projet comportait de huit à dix éoliennes,
plus petites. Mais diverses contraintes ont obligé l'entreprise
à revoir son projet.
On s'inquiète des techniques. Ceux qui sont venus sont bien renseignés.
Les représentants de l'entreprise ont prévu un diaporama
qui explique toutes les phases du projet. Chaque éolienne aura
une emprise, à terre, d'environ quinze ares. Les propriétaires
des terres sur lesquelles elles seront implantées recevront un
loyer.
Autre question. La taxe professionnelle. Plutôt compliqué,
ici, les deux communes appartenant à des communautés de
communes différentes. Mais, ces implantations devraient contribuer
à remplir les caisses des deux structures.
« L'éolien n'est-il pas plus cher que les autres énergies
», demande un habitant. Réponse : oui. Car, cette énergie,
pour se développer, avait besoin d'un petit coup de pouce de l'État.
Elle est donc subventionnée ; mais à des tarifs dégressifs.
Autre question : « Que se passe-t-il pendant les périodes
peu ventées ? » Les industriels reconnaissent : c'est une
énergie aléatoire. Mais, a priori, les périodes les
plus ventées sont en hiver ; au moment où l'on consomme
le plus d'électricité. De plus, l'énergie éolienne
fait partie de tout un panel d'énergies.
D'autres s'inquiètent aussi des conséquences sur la réception
télé. « On a l'obligation de ne pas se mettre dans
certaines zones. Si, malgré tout, il y a des perturbations, l'entreprise
paye une nouvelle antenne. »
Le temps que le permis de construire soit accordé, puis le temps
du chantier, les éoliennes ne tourneront pas avant deux ans.
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Le Parisien
SEINE ET MARNE NORD; VIVRE EN SEINE-ET-MARNE, vendredi 2 décembre
2005, p. 4
Vivre en Seine-et-Marne
SIX HABITANTS de Verdelot et un de Villeneuve-sur-Bellot viennent de constituer
un collectif des habitants de Villeneuve-sur-Bellot et de Verdelot, Vent
de vérité. Ce collectif vise la réflexion, la transparence
et la concertation sur le projet d'implantation d'un parc éolien
sur les deux communes. « Ce projet serait constitué de 6
éoliennes de 107 mètres situées entre les deux villages,
écrivent les signataires de l'acte de naissance du collectif. Une
éolienne d'essai de 50 mètres devrait être installée
dans les mois à venir. Compte tenu de l'absence de concertation,
nous avons demandé la suspension du projet dans l'attente d'un
éclaircissement et d'une consultation des habitants. Nous avons
d'ailleurs sollicité auprès des deux maires un rendez-vous
pour être informés de la teneur du projet. Les fondateurs
ne manqueront pas le prochain conseil municipal de Verdelot, le jeudi
8 décembre. Dans son ordre du jour figure un point sur le projet
de parc éolien. /Les personnes qui souhaitent rejoindre le collectif
peuvent appeler le 01.64.65.91.82./ VILLENOY
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Sud Ouest
Charente départementale, vendredi 2 décembre 2005, p. 2
Les anti-éoliens tiennent réunion ce soir, les Verts y seront
DEBRAY
SAINT-FRAIGNE Un projet de construction de six éoliennes suscite
la création d'une association d'opposants baptisée Vent
Pire
Ce soir à 20 h 30 à la salle des associations rue du Champ-de-Foire
à Villefagnan, le débat public ne devrait pas manquer de
souffle.
Après avoir placardé des affiches partout dans le canton,
les anti-éoliens emmenés par le président de l'association
Vent Pire, l'éditeur parisien Bruno Sépulchre et son vice-président
Patrick Simon qui se présente comme commerçant invite surtout
Patrice Bruguier président national du réseau Vent de la
colère à venir expliquer pourquoi « l'éolien
est une imposture écologique ».
Si Bruno Sépulchre a monté son association, c'est qu'il
s'estime un riverain potentiel du futur alignement d'éoliennes.
Même si son logis du XVe siècle est situé à
trois kilomètres du mât de mesure installé pour nourrir
l'étude d'implantation en cours.
La société de Surgères (régie *d*'énergie
éolienne) qui doit bâtir ces longs moulins métalliques
a déjà déposé la demande de permis de construire
auprès de la DDE ( Direction départementale de l'Équipement)
: derrière doivent suivre une enquête publique et un arrêté
préfectoral qui validera ou pas ce projet. D'autres dossiers d'implantation
d'éoliennes sont au feu dans le département : un groupe
allemand et des sociétés espagnoles s'y intéressent.
Le marché est porteur : à l'horizon 2010, les énergies
renouvelables devront fournir 21 % de l'électricité que
nous consommons contre 14 % aujourd'hui.
C'est sur ce terrain que Jean-Yves Le Turdu, conseiller régional
Vert de la majorité de Ségolène Royal, engagé
dans le plan éolien de Poitou-Charentes compte intervenir. Il sera
présent ce soir au débat public pour défendre «
ces alternatives énergiques qui permettent progressivement d'abandonner
le tout nucléaire ».
Sera-t-il écouter par l'association Vent Pire ? En choisissant
un nom pareil qui se prononce comme vampire, les anti jouent sur la peur.
Ils ont d'ailleurs rédigé leur affiche en ce sens. Le tract
dit ceci « En projet à Saint-Fraigne six éoliennes
industrielles. Et dans d'autres sites de la Charente : Lesterps, Xambes,
Salles de Villefagnan, Aussac etc » le *E* de éolienne est
au passage remplacé par le symbole de euro.
L'affiche poursuit « 150 mètres de haut chacune, les plus
hautes constructions du département, des tonnes de béton
enfouies dans le sol à jamais. Dévalorisation de 20 à
50 % des biens immobiliers. Graves nuisances sonores et autres pour les
riverains. Campagne défigurée. Imposture écologique
pour le seul profit d'une entreprise privée et pour assurer les
dépenses d'une seule commune ». L'affiche reproduit ensuite
à l'échelle : l'église de Saint-Fraigne aux côtés
d'une éolienne de taille moyenne du type de celles qui ont été
installées à Saint-Crépin en Charente-Maritime. L'éolienne
apparaît comme gigantesque.
Elle n'effraie pas en revanche le maire de Saint-Fraigne. Franck Bonnet
sympathisant socialiste et vice-président du conseil général
visé par Vent Pire, prévoit lui aussi d'être ce soir
au débat pour défendre ses arguments. L'élu expliquera
qu'au-delà des recettes complémentaires que la commune touchera
avec ce parc énergétique, il a négocié des
compensations pour Saint-Fraigne.
On peut joindre l'association Vent Pire au 06.31.58.18.85.
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Ouest-France
Pays de Loire, jeudi 1 décembre 2005, p. 9
Vendée
La demande électrique explose, l'éolien s'impose
Dans un contexte de forte croissance de la consommation électrique,
la Vendée a fait le choix de diversifier sa production électrique,
via, notamment, les énergies renouvelables. La plus en avance,
l'énergie éolienne, se développe vite. Après
Bouin, Brem aura son parc éolien. Au total, une douzaine de parcs
devraient voir le jour, pour une production globale qui devrait tourner
autour de 250 mégawatts.
Bouin en 2003, Brem-sur-Mer aujourd'hui (lire ci-dessous), Le Bernard
demain. D'autres, sans doute, après demain, mais le mitage du territoire
par des éoliennes est, a priori, exclu. Toutes les communes n'auront
pas de parcs d'éoliennes. D'abord « parce que l'ambition
n'est pas de faire du tout-éolien », prévient Cyril
Perrin, directeur de la Reve (Régie électricité de
Vendée), chargé de l'éolien. « C'est une production
d'appoint, répète-t-il à l'intention des - quelques
- détracteurs de cette énergie, et elle n'a pas vocation
à se substituer au nucléaire. »
Le plafond, fixé par l'État pour la Vendée, se situe
autour de 200/250 mégawatts (1), « et on y sera vite »,
observe Cyril Perrin. Car outre Bouin, la Reve devrait bientôt exploiter
des sites au Bernard et à Benet (les permis de construire ont été
accordés), mais aussi à Olonne-sur-Mer, au Langon/Mouzeuil-Saint-Martin,
à Saint-Etienne-de-Brillouet et à Saint-Michel-en-L'Herm.
« Et ce sera tout », assure Daniel Ringeard, président
de la régie. S'il doit y en avoir d'autres, ils seront portés
par des sociétés privées, comme c'est déjà
le cas à La Garnache/Froidfond et à Brem-sur-Mer, où
la Compagnie du vent tient les rênes, à Beaufou ou encore
Nalliers. L'autre raison à la limitation de l'extension des parcs,
c'est évidemment le gisement de vent lui-même.
Les profits réinvestis dans le développement durable
Département côtier, la Vendée dispose d'un évident
potentiel de vent, mais les gisements les plus intéressants sont
concentrés dans une zone qui, grosso-modo, s'étend du marais
breton au sud-Vendée, en passant par le littoral (voire infographie).
Au-delà, le potentiel exploitable diminue. Il est donc moins intéressant
économiquement. La Régie électricité de Vendée
s'interdit d'ailleurs de trop s'écarter de la zone la plus favorable.
Seule entorse, Bouin. « Mais c'était avant qu'on ait établi
la carte des gisements », indique Cyril Perrin. Mais si la régie
tient tant au développement « raisonnable » de l'éolien,
c'est aussi et surtout « parce qu'il s'inscrit dans un processus
global de réduction des gaz à effet de serre, et que la
consommation électrique explose en Vendée ».
« Elle a augmenté de 4,2 % en un an, contre 2,2 au plan national
», détaille Cyril Perrin. Autrement dit, l'éolien
est indispensable pour « ne pas être obligé, demain,
de tirer des lignes à très haute tension. » Autre
grand intérêt, selon la Reve, et ce n'est pas négligeable,
l'éolien peut être provisoire. « Si demain, la pile
à combustible est au point, on peut tout à fait démanteler
les éoliennes ». Enfin, l'énergie éolienne,
soutient-il, « est rentable », et les dividendes, à
la différence de ceux d'une société privée,
« sont réinvestis dans le développement durable ».
La régie prévoit notamment d'affecter des crédits
à l'enfouissement des lignes électriques.
Philippe ECALLE.
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Ouest-France
Pays de Loire, jeudi 1 décembre 2005, p. 9
Vendée
« L'argument écologique ne tient pas la route »
Propre, renouvelable, inépuisable, l'énergie éolienne,
aux dires de ses promoteurs, serait parée de toutes les vertus
ou presque. Pour Alain Barbier, président de l'association Vent
de travers, créée pour s'opposer à un parc en projet
au Bernard, « l'argument écologique ne tient pas la route
». Pour une raison toute simple : « Quand le vent n'est pas
suffisant ou qu'il est trop fort, les éoliennes ne peuvent pas
tourner. Il faut donc recourir à l'énergie fossile, qui
produit des gaz à effet de serre. Or, aucune éolienne ne
peut tourner de façon constante. »
Autrement dit, loin de constituer une alternative à l'usage des
énergies fossiles, l'éolien, indirectement, encouragerait
et pérenniserait sa consommation, donc les gaz à effet de
serre. Pour preuve, le Danemark, qui s'est lancé dans l'énergie
éolienne depuis longtemps, serait *« le pays en Europe où
l'on produit le plus de gaz à effet de serre ». Un pavé
dans la marre des partisans de l'éolien.
Les plus visés, les élus, qui verraient surtout en l'éolien
une machine « à produire de la taxe professionnelle »,
pour financer « une salle polyvalente », ou investir dans
le secteur social, comme l'an annoncé récemment Christian
Praud, maire de Brem-sur-Mer.
Mieux, l'éolien, contrairement à certains argumentaires,
ne saurait constituer une alternative au nucléaire. Alain Barbier
a fait le calcul. Pour remplacer la centrale nucléaire du Tricastin
(Drôme), le site nucléaire le plus important de France (il
produit 24 milliards de KWh), « il faudrait 9 000 éoliennes
comparables à celles du Bernard ». Plutôt que l'éolien,
Alain Barbier et son association préconisent des recherches plus
poussées sur la géothermie, le photovoltaïque (1) voire
la biomasse (2). Mais surtout pas l'énergie produite par le vent,
accusée par ailleurs de provoquer « migraines, maux de tête
et autres dépressions nerveuses », à cause du bruit,
notamment les infrasons (sons de basse fréquence) dégagés
par les éoliennes.
P. E.
(1) Le principe est de convertir la lumière émise par le
soleil en électricité./
(2) Le terme biomasse désigne l'ensemble des matières premières
renouvelables d'origine végétale ou animale ainsi que les
déchets organiques qui leur sont associés, destinées
à la création d'énergie.
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Ouest-France
Bretagne, jeudi 1 décembre 2005, p. 9
Finistère
Dans le département, 21 sites autorisés, 12 réalisés
Éoliennes : priorité aux gros projets
Lucile VANWEYDEVELDT.
Le préfet du Finistère a réuni hier le comité
de suivi des éoliennes. L'occasion de faire le point sur les futures
zones de développement. Actuellement, sur les 21 projets autorisés
dans le département, seulement 12 ont été réalisés
« Le Finistère est un des départements les plus privilégiées
de France dans le domaine de l'éolien. Les vents d'Ouest nous portent,
mais attention de ne pas abîmer nos paysages magnifiques. »
Hier, Gonthier Friederici, préfet du Finistère a fait le
point sur les projets à l'issue du comité de suivi des éoliennes
qui se réunit une fois par an. Depuis le 15 juillet, un nouveau
dispositif législatif est mis en place. Une nouvelle phase a démarré
: la mise en place de zones de développement éolien sur
proposition des collectivités, des communes ou communautés
de communes.
Ces zones devront définir une fourchette de puissance à
installer. « Notre volonté est d'éviter le mitage
du territoire par de petites installations à faible puissance,
ajoute le préfet. La priorité est donnée aux projets
d'envergure et non plus au petit agriculteur qui veut planter son éolienne
devant sa porte pour avoir de quoi vivre. » Cette évolution
va dans le sens de la charte départementale émise dès
2002. Les schémas locaux de développement éolien
serviront de base aux projets de zones afin d'établir une cohérence
sur le territoire.
Un développement rapide
Actuellement, de nombreux projets, autorisés par le préfet,
sont en cours d'élaboration. « Ce que l'on voit aujourd'hui
au détour d'une colline n'est qu'une petite partie de ce qui se
construira, annonce Gonthier Friederici. Il faut en effet beaucoup de
temps entre l'autorisation et l'installation. » Le Finistère
est plutôt en avance sur les projets par rapport aux autres départements
bretons. La part du département représente à ce jour
40 % de nombre d'éoliennes autorisées au niveau régional.
« Mais nous avons un objectif de développement rapide, précise
le préfet. Et les demandes de permis tombent de plus en plus d'où
notre prudence. Il faut être très rigoureux sur le cahier
des charges. »
Au début de l'année prochaine, la commission des sites va
se réunir. « Les permis en instance recevront donc un avis
à cette période. » Depuis les débuts de l'éolien,
19 sites ont été concernés par des contentieux. Pour
7 sites, les décisions du préfet ont été confirmées
par le juge. Pour 2 sites, elles ont été annulées
(Melgven et Pleyber-Christ). Pour 10 sites, les procédures sont
encore en cours. « Parmi ces 10 dossiers, il y a autant de plaintes
de personnes opposées à un projet éolien que de plaintes
de personnes à qui on n'a pas accordé le permis de construire
», constate le préfet.
Pour information, le site éolien le plus important du Finistère
est celui de Cast-Châteaulin-Plomodiern (8 éoliennes pour
une puissance de 20 MW). Ce projet n'est pas encore sorti de terre. Le
plus gros projet déjà réalisé est, quant à
lui, situé à Plouguin (7 éoliennes pour une puissance
de 14 MW).
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Le Télégramme (Bretagne)
24h en Bretagne, jeudi 1 décembre 2005
Eoliennes. La montée en puissance
René Perez
Premier département breton, le Finistère produit actuellement
environ 58 mégawatts (MW) d'énergie éolienne. La
Région Bretagne ambitionne d'atteindre 1.000 MW d'ici cinq ans.
Autant dire que la montée en puissance est d'ores et déjà
programmée. Ce secteur n'est pas, pour autant, ouvert à
tous les vents. La loi de juillet 2005 devrait limiter le mitage et dans
le seul Finistère, pas moins de quinze demandes de permis ont été
refusées
Les éoliennes finistériennes génèrent de l'électricité
et du contentieux. Depuis l'origine, 19 sites du département ont
été concernés par des procédures contentieuses
: dix d'entre elles sont actuellement en cours (cinq parce que le préfet
a accordé un permis, cinq parce qu'il l'a refusé...), le
tribunal administratif ayant déjà confirmé des décisions
du préfet dans sept cas alors que dans deux autres (Melgven et
Pleyber-Christ), elles ont été annulées. Faute d'une
jurisprudence bien établie dans ce secteur d'activité encore
jeune, le tribunal administratif est souvent en première ligne.
Plus de seuil de 12 MW
La loi de juillet dernier devrait favoriser la montée en puissance,
tout en freinant la dispersion des sites de production. Jusqu'à
cette date, en effet, EDF n'achetait l'électricité à
un tarif préférentiel que jusqu'à 12 MW maximum par
site. Autant dire qu'on avait intérêt à faire deux
sites de 10 MW chacun, plutôt qu'un seul à 20 MW.
La loi, qui a fait sauter cette disposition, va d'autant plus favoriser
la concentration de la production qu'elle devra maintenant passer par
la constitution de « zones de développement de l'éolien
» (ZDE), définies par le préfet sur proposition des
collectivités locales. Après une période transitoire
de deux ans, ce sont ces ZDE qui détermineront à la fois
les sites d'implantation potentiels et la puissance à fournir dans
chacun des secteurs du département. Ces zones auront aussi pour
intérêt la mise en place d'un système de péréquation
fiscale entre les communes concernées, afin que la taxe professionnelle
profite à toutes les communes supportant des nuisances.
Nuisance, pas distance..
Les nuisances ? C'est justement cette base que le département a
choisie comme critère principal d'attribution, reléguant
la norme de la distance à un rang plus accessoire. Explication
: les départements ont le choix d'établir une distance minimum
des sites éoliens par rapport aux habitations, variable d'un département
à l'autre en fonction, notamment, du mitage de l'habitat.
Dans le Finistère, comme l'a rappelé hier le préfet,
à l'issue d'une réunion du comité de suivi éolien,
ce n'est pas la distance, mais la nuisance qui est prise en considération,
car une habitation peut se trouver à 300 mètres d'une éolienne
et ne supporter aucune nuisance, alors que d'autres peuvent subir une
gêne réelle à des distances bien supérieures
d'un site éolien. En choisissant cette formule, le Finistère
n'a pas fait le choix de la facilité. Il a fallu créer quatre
groupes de travail (diffusion de la télévision, paysage,
sécurité publique et nuisances sonores) pour une approche
concertée des différents impacts de l'éolien. Démarche
judicieuse, à cette nuance près qu'elle pourrait, là
encore, générer des procédures contentieuses faute
d'une règle de distance opposable à tous.
Le Finistère représente à ce jour 40 % du nombre
d'éoliennes autorisées en Bretagne et 36 % de la puissance
fournie.
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La Nouvelle République du Centre-Ouest
INDRE-ET-LOIRE, mercredi 30 novembre 2005, p. 3
L'éolienne, " intermittente de l'énergie "
Cette rubrique vous permet d'aborder des sujets concrets et locaux, ou
de réagir à des informations qui concernent l'Indre-et-Loire.
Le courrier qui nous est adressé ne doit pas être anonyme.
Mais à la parution, nous respectons l'anonymat des personnes qui
le demandent.
Le 5 novembre, nous avons évoqué les projets de «
parcs » d'éoliennes en Indre-et-Loire. Nous rappelions qu'actuellement,
la France produit vingt fois moins d'électricité d'origine
*éolienne* que l'Espagne, et quarante fois moins que l'Allemagne.
Et aussi que d'ici à 2010, l'engagement portait sur 21 % d'énergies
renouvelables, en indiquant « solaire, biomasse, éolien ».
M. DAUNIZEAU, de Chambray-lès-Tours, nous reproche à juste
titre d'avoir oublié les barrages dans cette parenthèse
: « Or, à peu près 15 % de l'électricité
est produite par l'énergie hydraulique... Par ailleurs, quant à
comparer la situation française avec des voisins, il ne serait
pas inutile de comparer la production par habitant de gaz carbonique à
effet de serre. Et pour avoir une vue complète, d'autres indicateurs
seraient nécessaires... »
Nous n'en doutons pas. Mais le but n'était évidemment pas
d'offrir « une vue complète » du sujet.
De son côté, l'association Vent de raison, de Dolus-le-Sec,
argumente à contre-vent, avec des considérations générales
d'abord : « L'enjeu est de réduire les émissions de
gaz à effet de serre, ainsi que la quantité de déchets
nucléaires. Or, la production d'électricité française
n'est responsable que de 8 % des gaz... Et le gisement éolien est
estimé à 15 % de la production issue du nucléaire.
L'éolien ne peut donc faire baisser les rejets de gaz au-delà
d'une quantité totalement marginale. Et l'éolien n'est pas
crédible comme substitut du nucléaire. »
Par ailleurs, les éoliennes constituent une source d'énergie
« par essence intermittente... Il faudra donc suppléer aux
carences par des centrales thermiques réactives, parmi les plus
polluantes en rejets de gaz... » L'association pointe en outre l'esthétique
et le bruit des éoliennes, la dévaluation immobilière
qu'elles entraînent, enfin les problèmes posés par
le démantèlement de ces installations après quinze
ans de fonctionnement.
Écolos, les promoteurs ?
Localement, l'association observe : « Les projets de Tauxigny et
de Dolus-le-Sec ne font qu'un, le parc serait à cheval sur les
deux communes. Si le maire de Tauxigny déclare que rien n'est voté,
le mât de mesures est bien en place depuis octobre sur Dolus-le-Sec,
qui n'a pas non plus procédé à un vote. Le projet
est en phase d'étude de faisabilité. La demande d'autorisation
de travaux concernant ce mât de mesures fait état de projets
sur Saint-Hippolyte, Saint-Branchs et Louans. Sur Saint-Hippolyte, il
sera probablement abandonné du fait d'une restriction à
90 m de hauteur imposée par l'armée de l'air.
« Sur Dolus et Tauxigny, l'implantation est très exactement
sur un projet de " ZPS Natura 2000 ". Il est curieux que l'écologie,
prétendue première motivation des promoteurs, ne constitue
pas un élément suffisant pour annuler le projet. L'atlas
éolien de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise
de l'énergie) montre que les vents du Lochois sont parmi les plus
faibles de la région. Pourquoi alors s'implanter ici, si ce n'est
que le tarif de rachat de l'électricité rend inutile la
recherche du rendement ? »
Nous ne reprenons ici que des extraits du courrier de l'association Vent
de raison, présidée par François Guillet, et dont
le contact est : Malicorne, 37310 Dolus-le-Sec.
- Merci d'adresser le courrier à : La Nouvelle République,
4 bis rue Emile-Zola, BP 72029, 37020 Tours Cedex 1, ou par fax au 02.47.31.71.38,
ou par courriel : nr.tours@nrco.fr
___________________________________
ECOSSE
The Herald (Glasgow)
News, Wednesday, November 30, 2005, p. 3
Is this disaster on a grand scale? Charity says giant windfarm would wreck
birds' habitat
DAVID ROSS HIGHLAND CORRESPONDENT
IF it was based in Edinburgh, it would stretch north-west to Dunfermline
and up the east coast to Methil. If it was sited in Glasgow, it would
go south to East Kilbride and north-east to Falkirk.
Opponents of what would be the world's largest onshore windfarm, on Lewis,
yesterday tried to present the scale of the development with landmarks
familiar to urban dwellers in Scotland's central belt.
RSPB Scotland, which opposes the 25-mile long development proposed by
Lewis Wind Power, which embraces Amec and British Energy, claims it will
have a catastrophic environmental impact, damaging up to 15,500 acres
of threatened habitat.
The development would involve 234 turbines, each rising to 462ft. Ministers
will have to decide whether it proceeds or not, but Comhairle nan Eilean
Siar (Western Isles Council) has already recommended acceptance of a slightly
more modest development of 209 turbines.
Representatives of the companies are due to meet MSPs today. To coincide
with the meeting, RSPB has prepared these maps to convey the scale of
the proposed development.
The diagrams show how the windfarm would stretch north from Edinburgh
Zoo to beyond Methil on the other side of the Firth of Forth and west
to Dunfermline; if sited in the west it would go from Glasgow Central
Station to East Kilbride in the south, and Falkirk to the north-east.
RSPB says that, according to the developer's own environmental assessment,
the impact would mean 50 golden eagles lost due to collision with turbines;
50 merlin lost due to collision; 75-150 red- throated divers lost due
to collision; a minimum of 314 pairs of dunlin lost to the UK population
due to habitat loss and displacement (though RSPB believes 640 a more
likely figure); and a minimum of 350 pairs of golden plover (with RSPB's
worst-case scenario suggesting 700 pairs).
Because of such disastrous implications for rare birds and wildlife, the
RSPB is objecting in the strongest terms possible to the Lewis proposal,
although it views climate change as the most serious long-term threat
to wildlife in the UK and globally.
It supports the increased use of wind power, but believes windfarms must
be sited where they do not significantly harm birds and other wildlife
and their habitats.
Stuart Housden, director of RSPB Scotland, said: "By selecting a
site protected under EU conservation legislation for this huge windfarm,
Amec and British Energy seriously threaten habitats of vital importance
for birds and biodiversity. We believe this is the wrong development in
the wrong place, and are resolved in our opposition to the scheme. We
welcome renewables, but not at the expense of the environment. Alternatives
must be explored."
David Hodkinson, Lewis Wind Power director, said yesterday that the scale
of the development would be matched by its output and economic benefit.
"As well as providing jobs in manufacturing, construction and operations,
and payments to the community, our proposal would facilitate the proposed
new interconnector cable. This would open up the Western Isles to the
development of commercial and communityscale renewable energy projects
in all technologies for generations to come.
"Our environmental work and proposed design have both moved forward
considerably since our planning application was submitted in the autumn
of 2004. We are now confident that we would be able to minimise the effects
of the wind farm on birds through a combination of measures, " he
said.
"These would include the removal of some of the proposed turbines
and an operating regime that would allow turbines to be switched off and
rotated in response to specific bird behaviours. We also now have a much
better understanding of how to model the potential effects of the windfarm
on the birds, based on the continued survey workwe have undertaken.
Mr Hodkinson added: "We will be bringing our updated proposals, based
on scientific research undertaken over four years, forward for evaluation
by the Scottish Executive and its advisers in the NewYear.
"We are familiar with the provisions of the Habitats Directive. Possible
effects on birds and their habitats have been minimised through the design
process. European law dictates that any remaining effects would have to
be put right through compensatory measures. We are confident that our
proposal has no alternative solutions in the Western Isles or elsewhere."
Un projet de 234 machines qui va détruire l'avifaune sur une grande
échelle
______________________
SUD OUEST 05 décembre 2005
LANDRAIS
Le Conseil municipal stoppe l'étude du projet d'éoliennes
Sept voix contre une
Lors de sa séance de Conseil municipal réunie le lundi 28
novembre, le maire Francis Menant a effectué un rappel concernant
les différentes phases et décisions qui ont été
prises jusqu'à ce jour concernant les projets d'étude d'un
parc éolien à Landrais, lié avec la commune voisine
de Chambon. Les Landraisiens avaient été conviés
à une réunion d'information (lire « Sud-Ouest »
du mercredi 23 novembre dernier), animée par la société
Valorem (bureau d'études), permettant d'exprimer leurs avis. Compte
tenu de la décision du Conseil municipal de Chambon d'arrêter
tout projet éolien concernant commune, les élus landraisiens
ont eu à se prononcer pour ou contre la poursuite de l'étude
des éoliennes. Conformément à l'article L2131-11
du code général des collectivités territoriales,
les conseillers Caillon et Moinard n'ont pas pris part au vote (puisque
directement impliqués en tant que propriétaires-exploitants
des terrains promis à la vente). Les résultats du vote à
bulletin secret ont établi sept voix pour arrêter l'étude
du projet éolien et une voix pour la continuer. Une fois le vote
terminé, François Caillon a indiqué qu'il aurait
aimé qu'une «concertation soit faite au niveau de la population
landraisienne ».
____________________________________________________________________________________________________
Les Echos, no. 19487 Entreprises et marchés, mardi 30 août
2005 PASCAL AMBROSI
Lorraine
La société éolienne Erélia investit 35
millions d'euros en Lorraine
Contrôlée pour 10 % de son capital par les habitants des
villages d'implantation, l'entreprise mettra en service au mois d'octobre
un parc d'éoliennes géantes d'une capacité de 32
mégawatts.
Appelé « Le Haut des ailes », le projet de création
de trois parcs éoliens approche de la phase opérationnelle.
L'installation des 16 éoliennes Repower MM82 de 127 mètres
de haut et équipées de rotor de 85 mètres de diamètre
a démarré début juillet et se poursuit jusqu'à
fin septembre dans les villages d'Igney et Repaix, en Meurthe-et-Moselle,
et Foulcrey en Moselle.
Représentant un investissement de l'ordre de 35 millions d'euros,
ce parc éolien, qui va générer la création
de cinq emplois, aura une capacité de 32 mégawatts, c'est-à-dire
de quoi permettre l'alimentation en électricité de 40.000
personnes, dans le cadre d'un contrat conclu entre EDF et le porteur du
projet, la société Erélia, créée en
janvier 2003 par François Pélissier, natif de la région
d'implantation des éoliennes, actuellement adjoint au maire de
Nancy et vice-président de la Communauté urbaine du Grand
Nancy, en charge du développement économique.
Dans une démarche de concertation à l'exemple de ce qui
est couramment pratiqué au Danemark ou en Allemagne, l'intéressé
a associé les acteurs locaux - collectivités et particuliers
- à la réflexion générale, et près
d'une centaine d'habitants ont décidé d'être actionnaires,
à hauteur de 10 % du capital - le maximum autorisé - de
sa société en participation.
Développement touristique
C'est notamment le cas d'une famille qui a investi 4.000 euros dans ce
projet. « Nous croyons au développement de ces énergies
renouvelables et nous préférons voir sous nos fenêtres
ce parc éolien qu'une centrale nucléaire », explique-t-elle.
L'initiative de François Pélissier prévoit également
un volet de développement touristique avec le projet de création
d'une « route des énergies renouvelables en Lorraine »,
dont son parc éolien, « Le Haut des ailes », constitue
une première étape et prévoit des visites d'une unité
de méthanisation, d'une installation de panneaux solaires et d'une
chaufferie à bois.
Les Echos, no. 19486 Industrie, lundi 29 août 2005,
p. 17
Energies renouvelables : Madrid investit 24 milliards d'euros JOSE
ALVES
A l'horizon 2010, les énergies renouvelables, principalement d'origine
éolienne, couvriront plus de 12 % de la consommation d'énergie
primaire et plus de 30 % de la consommation brute d'électricité
en Espagne. C'est l'objectif, en tout cas, du plan énergies renouvelables
(PER) approuvé vendredi par le gouvernement. Son application coûtera
23,6 milliards d'euros, dont 18,2 milliards (77 %) seront apportés
par les groupes électriques, tandis que les promoteurs des projets
apporteront 4,7 milliards (20 %) et l'administration 680 millions (3 %).
Ce plan remplace celui approuvé en 1999, dont le taux d'application,
par rapport aux objectifs fixés pour 2010, ne dépassait
pas 28,4 % en moyenne. C'est le cas notamment de l'énergie issue
de la biomasse qui ne représente encore que 344 MW (9 % de l'objectif
fixé), et devra atteindre 2.039 MW dans cinq ans. Madrid veut aussi
que, en 2010, les biocarburants couvrent 5,75 % des besoins des transports,
dont la consommation d'essence et de gazole, responsable de 77 % des émissions
de CO2 dans l'atmosphère, devrait diminuer de 20 %. Sur ce point,
le PER complète le plan d'efficacité énergétique
approuvé en juillet, en vue de diminuer de 8,5 % la consommation
d'énergie primaire et de permettre à l'Espagne de réduire
de 20 % son taux de dépendance au pétrole.
La grande priorité du PER reste toutefois l'éolien, dont
les objectifs de capacité installée, par rapport aux prévisions
de 1999, sont pratiquement doublés, à 20.155 MW. Avec les
2.361 MW connectés au réseau en 2004, la capacité
installée représente déjà près de 10.000
MW. « L'an dernier, la production éolienne a atteint les
15.550 GWh, l'équivalent de la consommation de 4 millions de foyers,
mais dans cinq ans elle représentera 16 % de l'offre électrique
nationale, contre 6,5 % aujourd'hui », avancent les experts. Ils
estiment aussi que la construction de nouveaux parcs représentera
un effort moyen annuel de 1,5 milliard d'euros.
Se présentant comme « leader mondial » du secteur,
Iberdrola exploite à lui seul 106 parcs éoliens, d'une capacité
de 2.965 MW, sur un total de 3.280 MW renouvelables et, fin 2005, la capacité
renouvelable du groupe en Espagne atteindra les 3.800 MW. Endesa rappelle,
lui, que ses projets dans les énergies renouvelables, entre 2005
et 2010, coûteront 2,1 milliards, pour atteindre une capacité
de 19.535 MW, soit 38,5 % de sa production électrique.
Le PER fixe enfin un objectif de production de 1.907 GWh pour l'énergie
solaire, avec l'installation de 4,2 millions de panneaux. ______________________________________
Ouest-France Bretagne, samedi 27 août 2005
Finistère; Quimperlé Quimperlé forum
« Éoliennes : pourquoi 400 mètres ? »
Philippe Fatras, président de l'association C du Vent apporte son
point de vue sur le thème de l'implantation des éoliennes
en pays de Quimperlé.
« Hier Scaër, aujourd'hui Bannalec : à quoi sert donc
le comité de pilotage mis en place par la Cocopaq ? On peut se
le demander. Les demandes de permis de construire pleuvent avant que ne
soient rendues les conclusions de la commission d'évaluation des
sites que la Cocopaq a mise en place. Cette commission ne se rendra sur
les 22 sites retenus que le 2 septembre afin de répondre à
une question : où l'implantation d'éolienne semble-t-elle
la plus propice sur le territoire de la Cocopaq ? Pour répondre
à cette question, le travail de cette commission sera de prendre
en compte plusieurs critères (sensibilité environnementale,
paysagère, patrimoniale, etc.) »
« Nous sommes surpris de voir que l'on n'attend même pas les
conclusions, ni le tracé définitif du schéma éolien
pour répondre à cette question. Après la société
Nas et Wind à Scaër, c'est au tour de la société
VSB Énergies nouvelles de déposer deux demandes de permis
de construire sur la commune de Bannalec, un sur le site de Castel Coudiec,
l'autre sur le site de Dourguelen, rebaptisé Kerros pour moins
fâcher les esprits. »
« La Cocopaq a dépensé 25 000 ? pour élaborer
son schéma éolien : est-ce inutile ?
Et si le site de Dourguelen ou Castel Coudiec n'était pas retenu,
le permis de construire serait-il arrêté ? Nous sommes en
droit de douter. De même que si les deux sites sont retenus, nous
pourrons penser que l'affaire aura été truquée depuis
le début. »
« L'annonce du dépôt de permis de construire par VSB
Énergies Nouvelle est à l'origine de la colère des
riverains de Dourguelen. Certains songent à partir si le projet
se réalise. Et d'autres d'écrire à leur maire Yvon
Lebris pour lui demander la différence de la perte de leur patrimoine
devant le tribunal administratif. Pour sa part, l'association C du Vent
dénonce la distance de 400 mètres, distance retenue par
la Cocopaq pour implanter les machines après le contrôle
des nuisances sonores émises par les éoliennes de Saint-Crépin
(on envisage de stopper les machines la nuit). Le préfet de Charente-Maritime
a mis la distance minimum par rapport aux habitations à 900 mètres.
La configuration géographique de la Charente-Maritime étant
la même que celle de la Bretagne, on peut se demander pourquoi cette
distance de 900 mètres ne serait pas applicable chez nous. «
Le charme de la campagne à deux pas de la mer » : cette devise
de la commune de Bannalec ne sera plus qu'un vieux souvenir quand des
monstres d'acier de 120 mètres de haut grifferont le ciel du pays
des Genets.
___________________________
Le Télégramme (Bretagne)Samedi 27 août 2005
Eoliennes : Bannalec en première ligne Jean-Jacques Baudet
La société VSB Energies Nouvelles a déposé
fin juillet deux demandes de permis de construire pour son projet d'éoliennes
à Bannalec. La Cocopaq doit encore finaliser son schéma
de développement éolien, mais cette fois, les vents sont
très porteurs.
Au printemps, les partisans de l'énergie éolienne avaient
connu, on le sait, quelques sueurs froides. Au Parlement, l'amendement
d'un député de Loire-Atlantique, M. Poignant, proposait
de limiter le nombre d'installations.
Si son texte avait été adopté, EDF aurait été
contrainte de racheter (à tarif préférentiel dégressif)
seulement l'électricité éolienne produite par les
micro-centrales (moins de 300 kw) ou les grands parcs (au moins 30 mégawatts).
Résultat : la plupart des projets bretons (aucun n'atteint les
30 Mw) auraient été condamnés.
Mais après un va-et-vient un peu crispant entre l'Assemblée
et le Sénat, cet amendement a été rejeté,
et plus rien ne s'oppose au développement de l'éolien dans
des régions comme la Bretagne.Une puissance de 16 Mw
Sur le territoire de la Cocopaq, c'est le projet de Scaër, porté
par la société Nass et Wind, qui est le plus avancé.
Mais ce déblocage parlementaire a incité VSB Energies Nouvelles
a déposer, elle aussi, ses permis de construire pour le projet
bannalécois.
Il s'agit d'installer huit éoliennes, quatre à Castel Coudiec
et quatre à Kerros. Chacune fera 2 Mw, ce qui donne donc au total
une puissance de 16 Mw.
Précisons que VSB Energies Nouvelles, qui a une antenne régionale
à Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine), et dont le siège
est en Ardèche, est filiale à 60 % d'une société
allemande, WSB, dont le siège est à Dresde.
Son dépôt de permis a suscité la colère de
l'association C du Vent.
« Les demandes de permis, écrit celle-ci dans un communiqué,
pleuvent avant que soient rendues les conclusions de la commission d'évaluation
des sites que la Cocopaq a mise en place. Ce n'est que le 2 septembre
que cette commission se rendra sur les 22 sites retenus, afin de répondre
à une question : où l'implantation d'éoliennes semble-t-elle
la plus propice ? Nous sommes surpris de voir que l'on n'attend même
pas les conclusions, ni le tracé définitif du schéma
éolien, pour répondre à cette question. »
Devant le tribunal administratif ?
L'association dénonce aussi le fait que la Cocopaq ait fixé
une distance minimum de 400 m entre les éoliennes et les maisons,
alors qu'en Charente-Maritime, selon elle, le préfet l'a établie
à 900 mètres.
Certains riverains de Dourguelen-Kerros, précise l'association,
envisagent de déménager, et d'autres sont prêts à
engager un recours devant le tribunal administratif parce qu'ils craignent
une dévaluation de leur patrimoine ».
Interrogée par nos soins sur l'utilité d'un dépôt
de permis alors que le schéma éolien n'est pas encore défini,
VSB Energies Nouvelles répond tout simplement qu'est annexée
au permis l'étude d'impact. Cela permettra aux élus, puis
à la population lors de l'enquête publique, d'avoir en mains
toutes les données, avant de se prononcer définitivement.
Le rejet de l'amendement Poignant, à l'Assemblée Nationale
et au Sénat, devrait permettre un développement spectaculaire
de l'énergie éolienne.
_________________________________________
AFP Infos Françaises, vendredi 26 août 2005
Eolien: le gouvernement doit combattre les "rumeurs" des
opposants (INTERVIEW) Par Odile MEUVRET
PARIS - Les pouvoirs publics doivent combattre les "rumeurs"
répandues par les adversaires de l'éolien et mobiliser l'opinion
en faveur de cette filière et des énergies alternatives
en général, a déclaré vendredi le président
du Syndicat des énergies renouvelables (SER), André Antolini.
"Il y a une véritable campagne de dénigrement"
contre l'éolien, estime l'industriel dans une interview à
l'AFP, accordée après la réunion d'experts énergétiques
organisée par le premier ministre Dominique de Villepin.
Le gouvernement veut développer les énergies renouvelables
et "l'a encore redit ce matin". "S'il veut être cohérent
avec lui-même, il doit mener une campagne grand public anti-rumeurs"
et "créer un véritable consensus" pour que l'éolien
puisse décoller, insiste M. Antolini.
Les éoliennes sont accusées notamment par leurs adversaires
de faire du bruit, de "hâcher" les oiseaux et de détruire
des paysages remarquables.
La France s'est engagée, rappelle M. Antolini, à porter
la part des énergies renouvelables dans sa consommation d'électricité
à 21% en 2010 aux termes d'une directive (législation) européenne.
Or cette part ne cesse de régresser (12,9% en 2004 contre 18% en
1990 et 14% en 2003). L'hydroélectricité, principale source
d'énergie renouvelable en France avec le bois-énergie, pâtit
en effet des sécheresses répétées des dernières
années.
Au prix actuel du baril de pétrole (67 dollars), l'éolien
est déjà compétitif, selon M. Antolini, et cette
forme d'énergie, à très fort potentiel en France,
est la seule qui permette à Paris de respecter la directive. "Tout
le monde est d'accord là-dessus", dit-il, citant notamment
le ministère de l'Industrie.
Dans un communiqué, le ministre délégué à
l'Industrie, François Loos, avait indiqué le 22 juillet
que 1.557 mégawatts de nouvelles éoliennes avaient été
autorisées en 12 mois. Alors que la France n'a actuellement que
400 MW d'éolien en fonctionnement, il s'était montré
optimiste sur le respect de l'objectif européen.
"2.000 MW, ce n'est pas encore beaucoup", commente M. Antolini,
relevant que beaucoup de projets, une fois autorisés par les préfets,
sont encore bloqués par des recours judiciaires ou des problèmes
de financement.
En accélérant les efforts, dit-il, on pourra "se rapprocher"
de l'objectif de la directive, qui nécessite "10.000 à
12.000 MW d'éolien".
A cet effet, il faut également "pérenniser le tarif"
d'achat avantageux de l'électricité éolienne à
son niveau de 2002 (en moyenne 8,38 cents d'euro/kWh) alors qu'une disposition
de 2001 prévoit de le baisser progressivement.
Par ailleurs les zones de développement de l'éolien, prévues
par la nouvelle loi sur l'énergie, "peuvent être le
meilleur comme le pire", "tout dépend de l'usage qu'en
feront les communes et les pouvoirs publics".
__________________________________________
AFP Infos Economiques
Économie et finance, vendredi 26 août 2005 Le gouvernement
doit combattre les "rumeurs" contre l'énergie éolienne
(INTERVIEW)Par Odile MEUVRET
PARIS - Les pouvoirs publics doivent combattre les "rumeurs"
répandues par les adversaires de l'énergie éolienne
et mobiliser l'opinion en faveur de cette filière et des énergies
alternatives en général, a déclaré vendredi
le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER),
André Antolini.
"Il y a une véritable campagne de dénigrement"
contre l'éolien, estime l'industriel dans une interview à
l'AFP, accordée après la réunion d'experts énergétiques
organisée par le premier ministre Dominique de Villepin.
Le gouvernement veut développer les énergies renouvelables
et "l'a encore redit ce matin". "S'il veut être cohérent
avec lui-même, il doit mener une campagne grand public anti-rumeurs"
et "créer un véritable consensus" pour que l'éolien
puisse décoller, insiste M. Antolini.
Les éoliennes sont accusées notamment par leurs adversaires
de faire du bruit, de "hacher" les oiseaux et de détruire
des paysages remarquables.
La France s'est engagée, rappelle-t-il, à porter la part
des énergies renouvelables dans sa consommation d'électricité
à 21% en 2010 aux termes d'une directive (législation) européenne.
Or cette part ne cesse de régresser (12,9% en 2004 contre 18% en
1990 et 14% en 2003). L'hydroélectricité, 2ème source
d'énergie renouvelable en France après le bois-énergie,
pâtit en effet des sécheresses répétées
des dernières années.
Au prix actuel du baril de pétrole (67 dollars), l'éolien
est déjà compétitif, selon M. Antolini, et cette
forme d'énergie, à très fort potentiel en France,
est la seule qui permette à Paris de respecter la directive. "Tout
le monde est d'accord là-dessus", dit-il, citant notamment
le ministère de l'Industrie.
Dans un communiqué, le ministre délégué à
l'Industrie, François Loos, avait indiqué le 22 juillet
que 1.557 mégawatts de nouvelles éoliennes avaient été
autorisées en 12 mois. Alors que la France n'a actuellement que
400 MW d'éolien en fonctionnement, il s'était montré
optimiste sur le respect de l'objectif européen.
"2.000 MW, ce n'est pas encore beaucoup", commente M. Antolini,
relevant que de nombreux projets, une fois autorisés par les préfets,
sont encore bloqués par des recours judiciaires ou des problèmes
de financement.
En accélérant les efforts, dit-il, on pourra "se rapprocher"
de l'objectif de la directive, qui nécessite "10.000 à
12.000 MW d'éolien".
A cet effet, il faut également "pérenniser le tarif"
d'achat avantageux de l'électricité éolienne à
son niveau de 2002 (8,38 cents d'euro/kWh) alors qu'une disposition de
2001 prévoit de le baisser progressivement.
Par ailleurs les zones de développement de l'éolien, prévues
par la nouvelle loi sur l'énergie, "peuvent être le
meilleur comme le pire", "tout dépend de l'usage qu'en
feront les communes et les pouvoirs publics".
L'éolien ne représente encore qu'un pourcentage infime de
la consommation d'énergie produite avec des sources renouvelables
(0,29%) et a fortiori de la consommation énergétique globale
(0,02%), selon le ministère de l'Industrie.
Les énergies "vertes" représentent au total 5,79%
de la consommation énergétique nationale. Les principales
filières sont le bois-énergie (3% de la consommation nationale,
53% des renouvelables) et l'hydroélectricité (1,8% du bilan
global et 31% des renouvelables).
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AFP Infos Economiques
Économie et finance, vendredi 26 août 2005 L'Espagne veut
porter les énergies renouvelables à 12% de sa consommation
MADRID - Le gouvernement espagnol a approuvé vendredi un plan
d'investissement de 23,6 milliards d'euros destiné à ce
que 12,1% de l'énergie consommée en Espagne soit de source
renouvelable dans cinq ans, a annoncé la vice-présidente
du gouvernement Maria Teresa Fernandez de la Vega.
Environ 30% de la consommation brute d'électricité devra
être produite à partir de sources renouvelables et près
de 6% de la consommation de carburants pour les transports sera d'origine
biologique, selon les objectifs fixés par ce plan, a précisé
un communiqué du gouvernement.
Le plan 2005-2010 "pour les Energies renouvelables" approuvé
en conseil des ministres relèvera les objectifs pour la biomasse
(génération électrique par combustion de résidus
végétaux) et le solaire qui, malgré un taux d'ensoleillement
parmi les plus élevés d'Europe, est peu développé
en Espagne.
La part de l'éolien devra également augmenter de 13.000
MW à 20.155 MW, même si elle a crû beaucoup plus rapidement
que prévu ces dernières années.
L'Espagne est ainsi devenue, après l'Allemagne, la championne européenne
de la production d'électricité à partir de l'énergie
du vent.
Selon l'association des chefs d'entreprise du secteur de l'énergie
éolienne, l'Espagne est le pays qui a installé le plus d'éolien
au monde en 2004 (1.744 MW, +28%), notamment en Navarre, en Galice, Castille-La
Manche et Aragon, portant la capacité de production totale du pays
à 7.953,1 MW dans 405 parcs éoliens.
Le plan du gouvernement, qui doit être soumis au Parlement, prévoit
un investissement total de 23,6 milliards d'euros, dont 77,1% à
charge des compagnies d'électricité, 20% des promoteurs
--banques, entreprises de bâtiment, technologie--, et 2,9% d'aides
publiques.
Des avantages fiscaux sont également prévus à hauteur
de 2,855 milliards d'euros pour le secteur des biocarburants, ainsi que
des primes à la génération d'électricité
d'origine renouvelable d'un montant de 4,95 milliards d'euros.
Les objectifs de puissance pour le solaire ont été fixés
à 400 MW pour le photovoltaïque (panneaux solaires) et 500
MW pour le thermoélectrique, pour une production respective de
609 WGh et 1.298 WGh.
Pour la biomasse, l'objectif de production a été établi
à 14.015 GWh et la puissance à 2.039 MW.
Le plan prétend pallier les carences du précédent
plan de promotion des énergies renouvelables, datant de 1999, qui
avait seulement atteint 28,4% de ses objectifs fin 2004, selon l'Institut
pour la Diversification et l'Economie énergétique (Idae).
Les Echos, no. 19485 Idées, vendredi 26 août
2005, p. 11
Comment développer les énergies renouvelables en France
ADRIEN ZELLER est président (UMP) du Conseil régional d'Alsace
et ancien ministre.
Le problème de l'énergie, avec l'effet de serre et la hausse
du prix du pétrole que nous subissons, auxquels s'ajoutent l'instabilité
de l'approvisionnement pétrolier, n'a jusqu'à présent
pas suscité la dynamique et la mobilisation que le souci de l'avenir
et la prudence élémentaire appellent. Compte tenu des capacités
d'innovation et des potentialités d'énergies alternatives
de notre pays, cette mobilisation doit vite s'instaurer pour déboucher
sur une politique novatrice.
Le soutien arraché au Parlement en faveur de l'éolien,
les premiers projets de fabrication d'éthanol, les encouragements
fiscaux aux économies d'énergie et à l'usage d'énergies
alternatives (chauffage solaire, chauffage bois notamment), la mise en
oeuvre de la bourse au dioxyde de carbone (CO2) représentent la
politique actuelle de l'Agence gouvernementale de l'environnement et de
la maîtrise de l'énergie (Ademe), aux moyens limités.
Même si l'on y ajoute la relance programmée de la production
d'électricité nucléaire, nous ne nous trouvons toujours
pas devant une politique nationale en mesure de faire face aux défis
qui nous attendent.
Les décisions prises, même si elles sont souvent bien orientées,
ne répondent pas assez aux attentes de nos concitoyens. Faute de
vigueur et de volontarisme, ces décisions ne peuvent pas transformer
la question de l'énergie en opportunité de création
d'activités, d'emplois, de croissance. Alors que l'Allemagne, le
Danemark, l'Espagne, la Suisse et l'Autriche ont déjà créé
des activités industrielles de pointe, génératrices
d'emplois, en matière de bonne gestion énergétique,
de construction éolienne et de valorisation de la biomasse.
Comment mieux préparer l'avenir, qui ne saurait se résumer
à la seule relance nucléaire ? Comment réussir à
tirer parti de nos ressources de manière efficace et pertinente
?
Commençons par un constat : si la France n'a pas de pétrole,
elle dispose de plusieurs ressources importantes et facilement mobilisables.
C'est le pays d'Europe qui dispose de la plus grande superficie agricole
et forestière, du plus grand potentiel de bois énergie,
de biomasse, de biocarburant et de biogaz d'Europe ! Elle dispose de ressources
géothermiques consi- dérables. Elle a d'importantes ressources
éoliennes, à mobiliser dans le respect des impératifs
paysagers. Il lui reste beaucoup d'économies d'énergie à
faire et de nombreux gisements de valorisation de déchets à
exploiter.
La France dispose aussi d'un ensoleillement intéressant pour la
production d'eau chaude sanitaire et autre. Dans les trois quarts au moins
du pays, il ne devrait plus y avoir dans cinq ans une seule maison de
retraite, un seul hôpital, une seule piscine chauffée, qui
ne soient pas correctement isolés et pourvus de capteurs solaires.
Notre pays a enfin des entreprises et des technologies aptes à
s'adapter à une nouvelle demande ; des lycées professionnels
et technologiques, des IUT et des écoles d'ingénieurs capables
de nous fournir les compétences indispensables ; des capacités
financières appropriées à partir d'une épargne
abondante et bon marché.
Que manque-t-il alors ? Une impulsion, une ambition globale, une action
mise en oeuvre de manière globale, cohérente, décentralisée,
durable et indépendante des lobbys. Faudra-t-il que le pétrole
dépasse 100 dollars le baril pour se ressaisir, ne serait-ce que
pour réduire les conséquences déjà sensibles,
du choc et de la tension sociale qui sont pour l'essentiel devant nous
? Il est indispensable de mettre en place une démarche appropriée.
Cette démarche, c'est l'appel à projets que nous proposons
d'organiser sur une base régionale et partenariale avec l'Etat.
Concrètement, l'Etat et chaque région s'associeraient pour
susciter, moyennant un soutien de 50 % à 70 % des frais d'étude
de faisabilité et d'ingénierie, une dizaine ou une douzaine
de projets ou programmes concrets significatifs dans chacune des régions,
soit 250 projets au total qui seraient proposés par les collectivités
territoriales, les établissements publics ou semi-publics nationaux
ou les sociétés d'économie mixte, les entreprises
individuelles. Il faudrait y associer les grands groupes nationaux d'énergie
comme Electricité de France, Gaz de France, Total... qui devraient
s'impliquer sans arrière-pensée, ni détour. L'idéal
serait que ces groupes consacrent une partie de leurs bénéfices
et de leur ingénierie au financement de ces projets que les acteurs
élaboreraient bien sûr sur la base de ressources énergétiques
localement disponibles et à leur portée (projets d'économies,
chaufferies collectives bois ou solaire, unités de cogénération,
projets de géothermie, petite hydraulique, valorisation des déchets
industriels, agricoles et autres ou de la biomasse, etc.).
L'Etat consentirait pour la réalisation de ces projets non pas
des subventions, mais les mêmes financements et prêts d'intérêt
général de longue durée que ceux qu'il accorde au
logement social et aux transports collectifs, prêts habituellement
mis en place par la Caisse des Dépôts et Consignations à
partir des ressources du Livret A.
Un ensemble de dispositions annexes devrait accompagner cette démarche
: ramener enfin le taux de TVA sur le chauffage collectif bois de 19,6
% à 5,5 % (le taux en vigueur pour le gaz ou le fioul...), donner
la possibilité réglementaire de répercuter partiellement
les investissements d'énergies renouvelables sur les loyers en
contrepartie de la réduction des charges, fixer un tarif réellement
approprié et révisé de rachat de l'électricité
produite en cogénération à partir de ressources renouvelables,
etc.
Les projets pourraient être aussi bien des projets spécifiques
et individuels que des programmes territoriaux mis en oeuvre et déroulés
sur plusieurs années. Leur examen, leur sélection, leur
pilotage et leur suivi seraient conduits en région par l'Etat déconcentré
et la région associée.
Je ne vois guère de régions de France qui refuseraient
de jouer le jeu. Je ne vois guère d'acteurs qui ne pourraient se
sentir concernés. Je vois une vraie mobilisation des intelligences,
des compétences et des décideurs locaux, publics et privés
s'organiser à l'instar de ce qui s'est produit pour les pôles
de compétitivité. Bref, une mise en mouvement du pays dans
toutes ses parties et composantes. La France et les Français, les
acteurs publics et privés seraient disponibles pour s'associer
à une telle démarche, une initiative incitative qui se place
aux antipodes tant de l'attentisme que du dirigisme étatique. Je
crois, dans ce domaine crucial pour nous tous et pour notre avenir, dans
l'intelligence collective nationale et dans notre capacité à
faire face.
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Le Progrès - Lyon
Rhône, vendredi 26 août 2005, p. 6
Produire l'hydrogène avec un bilan écologique positif
L'hydrogène n'est pas une énergie en lui-même, mais
plutôt un moyen de stocker de l'énergie. Objectif : le produire
avec un bilan énergétique et environnemental positif.
On peut extraire l'hydrogène de l'eau en cassant les molécules
d'eau (un atome d'oxygène, deux atomes d'hydrogène), avec
de l'électricité ou avec de la chaleur, plusieurs centaines
de degrés. Pour que le bilan énergétique et écologique
soit intéressant, on imagine utiliser l'électricité
renouvelable d'origine éolienne ou hydraulique, comme dans un pays
comme l'Argentine. En Islande, des sources très chaudes peuvent
apporter la chaleur nécessaire à la décomposition
de l'eau.
En France, l'hydrogène serait produit par l'utilisation de l'électricité
nucléaire.
Mais on peut extraire l'hydrogène de la biomasse ou du charbon.
Dans le premier cas, l'opération relâche du CO
, gaz à effet de serre, mais sans libérer de C0
supplémentaire, alors que dans le second cas, l'opération
relâche du C0
fossile qui accroît le réchauffement de l'atmosphère.
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Libération, no. 7556
TERRE, jeudi 25 août 2005, p. 8
Un mouvement qui a le vent en poupe
Un opposant universitaire s'est présenté avec succès
à divers scrutins électoraux.
BENYAHIA-KOUIDER Odile
Ce n'est pas un parti, mais ça y ressemble. Il y a deux ans, Hans-Joachim
Mengel, professeur de sciences politiques à l'université
libre de Berlin, a décidé de déclarer la guerre aux
éoliennes. Juste après la chute du mur en 1990, cet amoureux
de la nature a décidé de s'installer à 80 km au nord
de Berlin, dans l'Uckermark, une région de lacs et de forêts
restée quasi intacte en raison de l'absence d'industrie. Les premières
éoliennes de 80 m sont passées inaperçues. Mais,
aujourd'hui, le parc de 200 éoliennes doit être augmenté
de 300 nouveaux engins qui feront 180 m de hauteur et resteront allumés
la nuit pour la sécurité aérienne. «En tant
qu'Allemand de l'Ouest, j'ai eu le sentiment que les investisseurs débarquaient
chez les Allemands de l'Est comme des Indiens qui offrent quelques bijoux
pour prendre les terres, estime Hans-Joachim Mengel. Les gens d'ici n'étaient
pas habitués à défendre leurs droits.»
En 2003, le politologue, qui exerçait des fonctions communales
au sein du SPD (parti social-démocrate), a abandonné ses
fonctions pour fonder le mouvement antiéolienne, baptisé
«Sauvez l'Uckermark». Aux élections communales, son
mouvement est devenu la quatrième force politique du canton, avec
10,6 % des voix. Et aux élections du Brandebourg de l'année
dernière, Hans-Joachim Mengel, qui s'est présenté
en candidat libre, a battu le ministre de l'Environnement régional.
«Il faut être réaliste, dit-il. Il n'y a pas d'alternative
solide à l'énergie nucléaire. Même si les énergies
alternatives couvrent 20 % de nos besoins, il nous faut les autres 80
% pour survivre. Détruire les campagnes allemandes avec les éoliennes
ne résout pas le problème. Il faut d'abord réduire
au maximum notre consommation d'énergie et utiliser des énergies
moins agressives pour notre environnement quotidien.»
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Libération, no. 7556
TERRE, jeudi 25 août 2005, p. 8
Don Quichotte au pays des éoliennes
Grève de la faim, manifestations : les oppositions s'intensifient
en Allemagne.
BENYAHIA-KOUIDER Odile
Wustermark envoyée spéciale
Dans la tente verte plantée au bord de la nationale, il y a deux
lits de camp, et des plans d'occupation des sols accrochés sur
des fils avec des pinces à linge. Dehors, une longue banderole
: «Stop, ici pas de nouvelles éoliennes». «Bientôt
la région sera complètement recouverte d'éoliennes,
soupire Peter Eichholz. Il y en a déjà 120 et l'on veut
en construire 70 supplémentaires. Cela deviendra invivable, les
gens n'auront qu'une seule envie : fuir. Il fallait faire quelque chose.»
Depuis la fin du mois de juillet, ce mécanicien de 39 ans fait
la grève de la faim. Son compagnon d'infortune, Rudolf Bachmann,
82 ans, a été obligé d'arrêter pour des raisons
médicales. Mais celui que la presse allemande a déjà
baptisé «le don Quichotte des éoliennes» demeure
à ses côtés pour expliquer le sens de cette action
pour le moins surprenante. L'Allemagne serait-elle donc moins «verte»
et moins «alternative» qu'on ne l'imagine de prime abord ?
Inquiet. Quand les premières éoliennes ont été
construites sur le plateau de Nauen, un endroit situé à
30 km à l'ouest de Berlin et particulièrement exposé
aux vents, personne ne s'est inquiété. «Nous étions
naïfs, souligne un habitant de Wustermark. Les éoliennes nous
ont été présentées comme un investissement;
le Brandebourg (à l'est) ayant un taux de chômage de plus
de 20 %, on pensait que c'était bon pour nous. Et puis on s'est
aperçu des effets négatifs.» D'abord, le bruit. Rudolf
Bachmann, membre d'un mouvement de protection de la nature, se dit très
inquiet des «conséquences pour les animaux et les hommes».
«Depuis des dizaines d'années cette région est un
corridor pour les oiseaux migrateurs, explique le vieux monsieur. Et aussi
pour des espèces en voie de disparition comme les aigles. J'ai
même peur pour les enfants, car les éoliennes produisent
des ultrasons qui sont nocifs.» Et puis, il y a l'effet optique.
Si l'on se contente de rouler en voiture dans la campagne environnante,
on a l'impression que les pylônes sont harmonieusement disséminés
dans les champs. Mais, vu du train, on voit surgir des centaines d'hélices.
Peter Eichholz, lui, s'est engagé dans le mouvement antiéolien
pour soutenir son fils Paul, âgé de 19 ans, qui voulait ouvrir
ici une ferme alternative et qui, paradoxe, a fui les champs truffés
de pylônes. Justement, Stepan et Kaya Lyubicic sont effondrés.
Depuis que sept éoliennes ont poussé dans le champ voisin
en mai, leur «maison de week-end ne vaut plus rien», se lamentent-ils.
La situation ne serait pas différente si on avait construit une
autoroute à 700 m de chez eux. Sauf que les éoliennes étaient
censées apporter une solution «verte» aux problèmes
d'énergie. «Je persiste à penser que c'est une technologie
indispensable, estime un pionnier de l'énergie éolienne.
Le problème est que les investisseurs sont devenus trop gourmands.
Le jour où certains ont découvert que l'on pouvait faire
de l'argent avec le vent, alors c'est devenu de la folie. D'un seul coup,
ils ont tous prétendu être écologistes.»
Corruption. Favorable au mouvement antiéolien, le maire SPD de
Wustermark, Bernd Drees, estime que la faute première revient au
législateur qui «subventionne massivement ce type d'investissement».
Il se refuse ainsi à jeter la pierre aux propriétaires terriens
qui «essaient de rentabiliser leurs biens». Ils perçoivent
entre 10 000 et 20 000 euros par an pour chaque éolienne. Mezza
voce, beaucoup évoquent la corruption qui commence à gangrener
ce secteur. Sinon, comment expliquer que certaines communes persistent
à délivrer des autorisations, contre l'avis des habitants
? «Si encore on était sûr que les éoliennes
sont efficaces, s'emporte Peter Eichholz. Mais il y a des jours entiers
où les hélices ne tournent pas.» Et tout l'attroupement
de hocher de la tête : «Cela ne crée pas d'emploi,
et en plus cela fait augmenter le prix de l'énergie.» Le
nucléaire ? «On n'est pas là non plus pour défendre
le lobby nucléaire, s'agace-t-on dans l'assemblée. On dit
juste que les éoliennes, c'est absurde. Mais il y a plein d'autres
formes d'énergie alternative comme la biomasse ou le photovoltaïque.
On n'est pas obligé de nous envahir avec tous ces pylônes».
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AFP Économie et finance, jeudi 25 août 2005
Vestas (éoliennes/Danemark) creuse sa perte nette à
80 M EUR au 1SO5 (ACTUALISATION)
COPENHAGUE - Le groupe danois Vestas Wind System, numéro un mondial
des éoliennes, a subi une perte nette de 80 millions d'euros au
1er semestre 2005, nettement plus importante que durant la période
correspondante de 2004 (-53 M EUR), a-t-il annoncé jeudi dans un
communiqué.
Le titre a finalement gagné 0,65% à 116,25 DKK en clôture
à la Bourse de Copenhague après avoir cédé
plus de 10% juste après l'annonce des résultats dans la
matinée, à 102,75 DKK.
La perte courante atteint 105 M EUR, contre 75 M EUR sur les premiers
six mois de 2004, indique le groupe qui ne présente pas de résultat
trimestriel.
Le résultat d'exploitation (EBIT) est également ressorti
dans le rouge, à -78 M EUR contre -56 M EUR un an plus tôt.
Ces résultats sont inférieurs au consensus des analystes
interrogés par RB-Boersen, qui portait sur une perte avant impôts
de 34 M EUR et un déficit d'exploitation de 21 M EUR.
Le groupe a connu cependant une forte croissance (+46,6%) de son chiffre
d'affaires au cours de la période sous revue, à 1,38 md
EUR, contre 946 M EUR un an plus tôt.
"En général, les marchés se sont développés
d'une manière satisfaisante", affirme la direction dans son
communiqué, notant une croissance des fournitures d'éoliennes
à l'Australie, l'Inde et l'Italie tandis qu'elles ont baissé
en l'Allemagne, en Espagne et en Grande-Bretagne au 1er semestre 2005.
"Les attentes de Vestas pour le marché global de l'énergie
éolienne sont toujours très positives", souligne la
direction qui s'attend à une reprise sur les marchés allemand,
espagnol et britannique au 2nd semestre, ainsi qu'aux Etats-Unis en raison
de fournitures prévues pour une longue série de projets
dans ces pays durant cette période.
Au total, le groupe (y compris ses sociétés associées)
a livré une capacité de 964 MW au 1er semestre, soit environ
1% de moins que sur la même période de 2004.
La direction a révisé à la hausse ses prévisions
pour le chiffre d'affaires de l'exercice 2005, tablant sur 3,2 à
3,4 mds EUR contre 3,0 à 3,2 mds EUR précédemment.
Elle maintient ses prévisions pour une marge d'exploitation à
4%.
"L'année 2005 a été difficile. Mais nous sommes
optimistes pour 2006 car nous avons une forte demande, et comptons toujours
atteindre notre objectif d'une marge brute d'exploitation (EBITA) de 10%
en 2008", a déclaré à l'AFP Roald Steen Jakobsen,
vice-président du groupe.
Le groupe a indiqué dans le même communiqué que les
licenciements annoncés lors de la fusion l'année dernière
avec le constructeur NG Micon, concerneront 625 employés (environ
6% des effectifs totaux de quelque 10.500 dans le monde) qui seront licenciés
à partir de septembre.
En outre 100 postes inoccupés ne seront pas pourvus. Mais en dépit
de ces compressions, "Vestas a engagé plus d'un millier de
personnes, ouvriers pour la plupart, depuis début 2005 et comptera
375 employés de plus fin septembre par rapport à janvier"
a précisé M. Jakobsen.
Les réductions d'effectifs s'inscrivent dans le cadre du plan stratégique
"The Will to Win" (la volonté de gagner) et concernent
notamment le personnel administratif, qui occupe des doubles fonctions
suite à la fusion avec NG Micon, ainsi que la division d'affaires
Vestas Towers (les tours des turbines), qui connait des problèmes
de gestion, selon Vestas.
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Ouest-France
Bretagne, mardi 23 août 2005, p. 99
Ille-et-Vilaine
Soirée débat : les énergies renouvelables
Les Jeunes Agriculteurs organisent également, jeudi 25 août,
un soirée-débat sur le thème des énergies
renouvelables. « En tant que jeunes exploitants, nous nous devons
de prendre le train en marche sur les questions environnementales, reconnaît
David Buand, président du syndicat. L'énergie éolienne,
la production de gaz grâce au fumier ou l'utilisation de carburant
végétal sont autant de sujets qui nous intéressent
directement. »
La table ronde aura lieu à la salle des fêtes de Marcillé-Raoul,
à 20 h. L'entrée est gratuite et la rencontre ouverte à
tous. Seront présents, pour animer le débat : Gilles Petitjean
de l'Ademe (Agence gouvernementale de l'environnement et de la maîtrise
de l'énergie) ; René Canto, maire de Marcillé-Raoul,
porte-parole du projet éolien de la commune ; Charles Marchand,
agriculteur et utilisateur d'une presse et de moteurs à huile ;
Régis Chauvin, de la communauté de communes du Coglais,
animateur du programme « Taillis très courte rotation »
; Marcel Dubois, agriculteur et utilisateur d'une chaudière à
bois ; Dominique Rocaboy, agriculteur et représentant du projet
d'usine de méthanisation Geotexia.
NATIONAL
PARIS, 16 mars 2005 (AFP) - La commission des Affaires économiques
de l'Assemblée, qui a adopté mercredi le projet d'orientation
sur l'énergie, a voté des amendements renforçant
fortement d'une part l'encadrement de l'éolien et d'autre part
la promotion de l'hydroélectricité, a-t-on appris de source
parlementaire. L'examen en séance en seconde lecture du projet
commencera le 23 mars. Sur les éoliennes, les députés
ont voté un amendement de Patrick Ollier (UMP), Serge Poignant
(UMP) et Jean-Pierre Nicolas (UMP) qui réserve le bénéfice
de l'obligation d'achat d'électricité aux parcs de forte
puissance, soit d'une puissance supérieure à 30 mégawatts
et «à la condition qu'ils soient situés dans des zones
de développement éolien identifiées par la ministre
chargé de l'énergie». Actuellement, l'obligation d'achat
par EDF et les distributeurs non nationalisés (entreprises locales
de distribution) est valable pour les installations inférieures
ou égales à 12 mégawatts. Par cette disposition «on
tue tous les projets qui sont actuellement partis», a protesté
François-Michel Gonnot (UMP). «On flingue les éoliennes»
a renchéri Philippe Tourtelier (PS). La commission a aussi décidé
qu'une étude d'impact et une enquête publique seraient désormais
nécessaires pour les éoliennes de plus de 30 mètres
et non plus pour celles d'une puissance supérieure à 2,5
mégawatts. Concernant l'hydroélectricité, deux amendements
du rapporteur Serge Poignant (UMP), le premier soulignant «la nécessité
de valoriser l'eau comme source d'énergie» et le deuxième
prévoyant la réalisation d'une «évaluation
du potentiel hydroélectrique de chaque sous-bassin ou groupement
de sous-bassins» ont aussi été votés.
_________________________
La Tribune (Desfossés)
Economie, jeudi 17 mars 2005
L'Assemblée coupe les ailes de l'éolien L'amendement adopté
hier en restreint les possibilités de développement. La
fin des éoliennes ?.......En clair, les facilités de tarifs
ne concerneront plus que les très petites installations ou les
très grandes. Aujourd'hui, une éolienne moyenne peut, en
effet, produire entre 1,5 mW et 2,5 mW. Un aérogénérateur
de 300 kW peut donc être considéré comme une micro-éolienne,
seulement capable de venir en appoint à de petites installations
électriques. En revanche, les parcs de 30 à 50 mW sont de
véritables unités industrielles "qui peuvent rassembler
entre 20 et 30 grandes éoliennes", ..... La législation
prévoit actuellement le rachat obligatoire du courant de tous les
parcs éoliens dont la puissance ne dépasse pas 12 mW. Ce
principe est remis en cause ....
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Les Echos, no. 19373
Services, jeudi 17 mars 2005
La filière éolienne refuse le projet de modification du
dispositif de financement
Un amendement adopté hier par la commission des Affaires économiques
de l'Assemblée nationale a provoqué une vive réaction
des professionnels de l'éolien. ...... « Ce projet signe
l'arrêt de mort de la filière », tonne le syndicat
des énergies renouvelables.
_________________________________
Eolien: les industriels dénoncent un projet d'amendement «éolicide»
PARIS, 16 mars 2005 (AFP) -
Les industriels des énergies renouvelables ont estimé mercredi
soir qu'un amendement proposé en commission quelques heures plus
tôt par la majorité au projet de loi sur l'énergie
«allait définitivement condamner la filière éolienne
en France».
C'est un amendement «éolicide», Syndicat des énergies
renouvelables (SER).
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La justice annule 31 permis de construire d'éoliennes dans
le Pas-de-Calais
LILLE, 15 mars 2005 (AFP) - Le tribunal administratif de Lille a annulé
31 permis de construire d'éoliennes dans le Pas-de-Calais du
fait d'«irrégularités dans l'enquête publique»
et afin de préserver les paysages et les espèces, a-t-on
appris mardi auprès d'une association de défense de l'environnement.
Ces permis de construire avaient été accordés le
20 juillet 2004 par le préfet du département, en même
temps que 37 autres, que contestait également l'Association de
défense de l'environnement frugeois (Adef).
Le tribunal est allé au-delà de ce qu'avait réclamé
début mars le commissaire du gouvernement. Ce magistrat, chargé
de dire le droit, estimait que 19 permis devaient être annulés
à Fruges, car «des irrégularités y avaient
entaché l'enquête publique».
La justice a également annulé neuf permis à Hézecques
et trois à Rimboval.
..... l'Adef, s'est dit «très satisfait» de la décision
du tribunal, même s'il considère que «d'autres permis
méritent aussi d'être annulés».
Selon l'Adef, le tribunal a tenu compte du fait que la construction des
éoliennes à Hézecques et Rimboval entraînerait
«un préjudice sur les paysages et la faune sauvage»,
alors que «les parcs de ces communes se trouvent en ZNIEF»
(Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique
et floristique) et que 25 éoliennes ont déjà été
édifiées à seulement quelques kilomètres,
à Fauquembergues.
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